STELLA 50.4N1.5E

2016

film
15 minutes
video 2K - sound 5.1


Une mer de dunes. Une cité balnéaire dépeuplée. Des mains qui collectent et classent une masse de documents. Le paysage est une architecture.

A sea of dunes. An unpopulated seaside resort. Hands putting together a heap of documents. The landscape is an architecture.






STELLA 50.4N1.5E teaser from Elsa Brès on Vimeo.

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avec
Régina Demina

réalisation, écriture
Elsa Brès

directeur de la photographie
Joris Cottin

première assistante
Clémentine Fusco

montage
Elsa Brès, Cécile Simon

décor et documents graphiques
Elsa Brès

musique originale
Méryll Ampe

ingénieur du son
Clément Larive

montage son et mixage
Maxence Ciekawy

étalonnage
Baptiste Evrard


texte de Charlotte Bayer-Broc publié dans le catalogue de Panorama 18
(english below) :

« C'est l'hiver, le ciel est lourd, la mer s'est retirée et le vent trace des lignes de sable sur les routes asphaltées de Stella, une cité balnéaire du nord de la France, apparemment silencieuse et dépeuplée. Dans la nuit profonde, l'horizon se déplace avec les mouvements successifs des dunes qui envahissent le plan raide de la ville. Devant ce paysage mouvant, des mains agencent, collectent et classent une masse de documents - dessins, prélèvements, scanners de paysages, photographies thermiques – constituant ainsi une cartographie multiple et expérimentale de la ville, érigeant Stella en un milieu où appréhender les liens entre instabilité des matières du monde et autorité de la géométrie. Abandonnant l'opposition traditionnelle entre nature et architecture, Stella (titre) est un film sur le travail comme condition nécessaire à la perception, où Elsa Brès nous apprend à voir un espace mutant. L'intérieur, c'est ce lieu depuis lequel on recompose en constellation, tel un explorateur, un voyageur-botaniste, un archiviste ou un archéologue, les éléments qui représentent et constituent l'espace extérieur, des vieilles vues immobilières encadrées aux mesures et autres prélèvements géologiques. Le dehors apparaît dès lors comme un collage de formes et de matières, où tout s'interpénètre. Alors que la maquette fond littéralement sur les cartes de la ville, un mouvement de fusion se joue, par un flou irrémédiable, entre l'immeuble depuis lequel s'organise le travail et la mer de dunes qui l'environne: les bâtiments s'épuisent, le paysage est une architecture.”





“It’s winter under the heavy sky, the sea has retreated and the wind draws lines of sand on the asphalt roads of Stella, a seaside town in Northern France; it appears soundless and deserted. In the deep night, the horizon moves at the pace of the dunes, one by one they engulf the steep plan of the city. In front of this swaying landscape, hands are putting together a heap of documents, collecting and sorting them—drawings, samples, scans of landscapes, thermographies—thus elaborating a manifold, experimental cartography of the city, erecting Stella in a milieu where the relationship between the instability of earthly matter and the authority of geometry becomes graspable. Waiving the traditional opposition between nature and architecture, Stella is a film about work as necessary condition for perception, in which Elsa Brès teaches us how to look at a mutating space. The inside is the place from which we, as would an explorer, a traveller-botanist, an archivist or an archaeologist, reassemble in a constellation the elements that represent and compose the exterior space, from old, framed estate agency views to measures, geological samples and the like. The outdoor space then appears as a collage of forms and stuffs, constantly interpenetrating each other. When the maquette literally melts down on the city maps, a movement of fusion irreversibly blurs the distinction between the building from which the work organizes itself and the surrounding sea of dunes: the buildings are worn away, the landscape is an architecture.” 

Charlotte Bayer-Broc translated by Charlotte Thevenet